Alors cette année, un petit trek bien sympathique qui consistera à rejoindre Zermatt en partant de Martigny et en restant un maximum dans les montagnes sans avoir à passer par des glaciers pour éviter de trimbaler trop de matos.
Le plan:

1er jour:
Départ de Martigny (467m) sur le mauvais chemin, passage à côté de la STEP pour ensuite couper à travers champs pour rallier la route correcte, le trek commence bien...
On commence la montée par une traversée infernale dans les vignes et la forêt jusqu'à Planuit, un vrai labyrinthe qui se termine par un repas de midi bien mérité cernés par une armée de mouches.
La montée jusqu'au lac inférieur de Fully se fait sans problèmes et on décide de s'arrêter à la cabane Sorniot où on rencontre un groupe de fribourgeois en fin de mariage qui nous offrent des verres de blanc, de la soupe d'ortilles, de la raclette et un petit dessert de cake (on nous proposera même des shots de vodka mais bon faut pas pousser, la journée n'est pas finie...). On repart le ventre plein direction le col de Fenestral (2453m) et on entame la descente sur Ovronaz. Au milieu, on en profite pour réaliser un rêve qu'on n'ose jamais faire en hivers au milieu des touristes : monter sur un pylône de remontée mécanique.
On monte le bivouac à côté de Lui Teise, juste au dessus d'Ovronaz et à côté de la Salentse (1368m), petite raclette (+blanc) pour le repas et le baptême notre mascotte Charlotte.
2ème jour:
À peine le campement rangé, Romain casse son trépied d'appareil photo, mais on arrivera à le remettre comme neuf en retrouvant par chance la pièce manquante. Départ direction Chamosentse et le pas de Chamosentse (2444m). La petite pluie et le froid commencent, mais rien pour nous impressionner. Arrivée au lac de la Forcla (2450m) pour le repas, il fait pas hyper chaud et la pluie s'accentue, mais on ne risque rien quant on a 20 ans.
La descente s'en suit sans problèmes si on omet les petits changements d'itinéraires qui nous feront passer par le lit de la rivière au lieu du chemin.
cherche à "jouer" et on termine sur un ancien camp scout avec un super bivouac.
3ème jour:
Départ direction Godey et on en profite pour faire l'ascension du barrage, ensuite direction le Poteu des Étales où on rencontre des petites échelles dans un superbe sentier escarpé.
Juste après, il commence à pleuvoir, on sort les pèlerines pour faire genre. On passe à proximité de la Tête Noire et de Sex Rouge (~2330m), une petite brise profite de la pause photo pour renverser le trépied et endommager notre appareil photo mais grâce à nos divers dons innés on réussit à le refaire fonctionner.
Une fois descendu à l'hôtel du Sanetsch pour un petit verre, on devra résister à l'appel des croutes au fromage. S'en suit la descente sur Glarey, Roua et Vouagnoz (1500m). Une grosse journée étant prévue le lendemain, on a décidés d'avancer au maximum pour prendre de l'avance. On remonte donc sur Sur le Sex ou on a cherchés des renseignements sur le petit chalet noté sur notre carte à 2444m vers la Gouille, personne ne pourra nous aider par contre on se fait inviter à manger une fondue et nous devons nous faire violence pour ne pas céder.
Il nous reste 3 options pour passer la nuit:
- La Lé, chalet à 1852m
- Chaux de la Lé à 2044m
- Une forêt au bord de la Nérage vers 1980m
On passe la soirée à slalomer entre et marcher dans des bouses de vache.
Petit test de cuisine: riz, carottes et ail, pas mauvais.
On dort très bien, pas trop froid pour l'altitude et malgrès les rats morts dans les mattelas et les crottes plein le sol.
4ème jour:
Premier levé aux aurores, 5h45, un petit feu pour chauffer le thé et essayer de manger sans trop se faire embêter par les chiens qui veulent continuer à jouer (les paysans sont là pour la traite du matin). Trois gardes de montagne partent de notre abri un quart d'heure avant nous et on se dépêchera donc de les dépasser le plus rapidement possible.
On arrive donc au chalet à la Gouille, ou on se dit qu'on aurait pu y dormir (difficilement mais on aurait pu...) et on contemple enfin le col des Audannes qui grimpe dans un pierrier pour finir par des échelles à 2886m. On en profitera pour exploser un timing des panneaux (50 minutes au lieu de 1h40 prévu). À notre grand regret, on est pas équipés pour monter le Mont Pucelle qui n'a pas de sentier prévu pour y accéder.
![]() |
| Le col c'est le petit trou après le long "plat" en direction de la droite |
La descente sur la cabane des Audannes se fait en courant (35 minutes au lieu de 1h10 prévu) et la montée sur le col des Eaux Froides encore plus rapidement.
La descente sur le lac de Tseuzier commence rapidement mais le petit bout de carte qu'il nous manque et notre connerie habituelle nous fait couper en dessous du chemin et finir dans une falaise. Après avoir tout essayé pour la traverser, on se résigne à remonter pour rejoindre le chemin.
On aura perdu environ 1h30 mais on trouve un appareil photo pendant la edscente sur le barrage de Tseuzier. Petite pause au barrage pour se remplir l'estomac et remise en route direction Montana (1500m), la route oscillait entre 1400m et 1500m et nous rajoute donc un bon bout de dénivelé au final. Retour à la civilisation avec sa Coop qui saura nous remettre en état et remonter le moral de Bastien. Montana, village de riche en 4x4 ou avec leurs clubs de golf et d'anglais amateurs de DH ainsi que 3 clochards assis sur le trotoir devant la Coop à manger n'importe quoi.
S'en suit ensuite la descente sur Sierre (527m), arrivée 2 minutes avant la fermeture de la Migros ou j'irai (Greg) acheter une provision de thé froid Migros en courant avant d'embarquer une pizza à emporter qu'on mangera dans l'herbe en bord de route avant de faire le plein d'eau dans le cimetière de Sierre
19h45, départ direction St-Luc. On alternera entre les sentiers et la route éclairés de deux lanternes pour éviter les chauffards Valaisans qui nous frôlent comme des malades. On s'arrête à Fang (1050m) pour dormir entre les fondations et le plancher de ce qui ressemble à une vieille grange abandonnée. La nuit sera chaude et sans aucun soucis.
5ème jour:
Petite journée où on doit Que aller à Gruben, donc passer un col à QUE 2790m, donc QUE 1800m de dénivelée... Donc un petit passage à St-Luc pour se ravitailler et ensuite direction le Meidpass (2790m). Romain fait une petite trempette dans le lac de l'Armina à 2562m à peine frais.
Une fois le Röstigraben franchi, on entame la descente sur Gruben (1800,) où on en profite pour faire une petite pause pain-chocolat.
Et pour terminer cette petite journée, on remonte au maximum au dessus du Grüobu Mittlestafel et on monte le camp sur une petite estrade à environ 2250m avec une magnifique vue sur toute la vallée.
6ème jour:
Levé à l'aube, 05h15, après une nuit de suspense niveau pluie, on avale vite un petit thé et on se lance à l'assault de l'Augstbordpass (2893m). La montée est sans accrocs. Au col, l'équipe se sépare, Bastien ne se sent pas de monter au Schwarzhorn, on le retrouvera à St-Niklaus.
On attaque donc la montée vers ce joli petit sommet à 3201m d'altitude. Un sentier relativement bien tracé nous amène au sommet. 2 minutes de pause et il commence à pleuviner... On entame donc rapidement la descente.
Arrivés au col, il pleut toujours, on met les capottes sur les sacs et on entame la descente. Après 10 minutes, il pleut toujours un peu, on décide d'enfiler les pélerines et nous croyant complètement sortis d'affaire on nous entendra chanter "Il ne peut plus rien nous arriver d'affreux maintenant..." Ça ne pouvait pas manquer, la vrai pluie commence... On continue la descente comme prévu, le chemin descends, monte, monte même plus qu'il ne descends. Le chemin est grlissant, la caillasse déboule devant nous, rien n'est stable... Les noms de village sur les panneaux ne sont pas les mêmes que ceux sur la carte, ce qui simplifie pas la chose. On traverse un torrent et en pensant s'être trompés de route (on aurait du continuer...), on rebrousse chemin et on arrive en haut du téléphérique (2000m). Ne voulant pas tricher, on attaque la fin du chemin trempés et motivés à en finir après s'être assurés que Bastien avait rejoint la gare de St-Niklaus. Le chemin est panauté à 1h35, mais nous, tels de petites sorcières, descendons le sentier en courant tout le long, on arrive en bas après 33 minutes, soit près de 1800 m/h de dénivelée.
On retrouve Bastien dans un bristro, on est détrempés. On prends le temps pour un petit Coca et pour manger un quelque chose et on se remet en route direction Zermatt. Le chemin est long, plat, chiant, on a les pieds trempés, cette agréable sensation d'avoir la plante des pieds qui se décolle. Pour rajouter, les panneaux nous donnent l'arrivée à Zermatt après l'heure de fermeture de la Coop. On accélère donc le pas.
Après cette longue marche, on aperçoit enfin Zermatt, arrivée à la gare à 18h15 pour voir que la Coop ferme en fait à 19h, mais on y est et heureux.
Ambiance de folie sur la place avec strip-tease et clairette.
Petite bière avant de laisser rentrer Bastien à Genève, nous on reste jusqu'à dimanche.
On repousse le problème du dodo jusqu'à ce qu'on se fasse metre dehors du bar à 23h15. On décide de tenter sous la gare, 30 minutes de sommeil montre en main avant d'avoir M. le policier assisté de deux sécuritas viennent nous demander de partir... S'en suit une longue heure d'errance sous la pluie à la recherche d'un abri qu'on trouvera finalement dans ce que nous appellerons le cabanon de vendeur de marrons de l'école primaire de Zermatt.
7ème jour:
Réveil dans le cabanon pour ce qui sera la journée la plus palpitante du trek. Coop: déjeuner, attente du beau temps pour voir le Cervin, Migros: dîner + meringues + double crème, attente du beau, visite de magasins de sport, Vervin à moitié découvert, glande à la gare, resto: bière, récit du trek, pizza, bière, fin à 23h et glande jusqu'au premier train qui quitte Zermatt le 29.08, celui de 00h30.
8ème jour:
On arrive donc à Täsh, aucun train avant 05H51, on essaiera donc de dormir pour passer le temps, cette fois ci les sécuritas ne nous embêterons pas.
Premier train, direction Visp, je (Greg) m'explose la jambe en ratant la sortie du train, aucune blessure pendant le trek, j'en ai donc profité pour me faire bien mal. Ensuite le train jusqu'à Genève pour rentrer finalement à la maison et profiter d'une bonne douche et d'un bon repas.
Super trek qui nous aura fait voir pleins de paysages. Vivement le prochain.
La totalité des photos sont disponibles ici: Ipernity















bien joué a vous
RépondreSupprimervraiment sympa comme récit! et je pense que j'aurai bien participé au 7ème jours, il avait l'air tellement bien!!^^
RépondreSupprimerRomain